[Les Nuits de la Roulotte #1] – Dan Gharibian Trio

: 3min

 

ça y est, le festival des Nuits de la Roulotte est désormais derrière nous ! Et voilà que pointe déjà la nostalgie de cette semaine de fête… Il faut dire que depuis maintenant 17 ans, ce festival d’abord confidentiel puis devenu référence du genre présente un programme éclectique et original. Toujours autour des cultures nomades dans ce qu’elles ont de plus large.

“Présage d’un moment hors du temps, […] un doux moment d’égarement, de convivialité et de fête collective, […] une ouverture au monde rivalisant de bonne humeur et suscitant un enthousiasme communicatif lié aux valeurs de solidarité et d’échange.” Voilà ce que promettait l’édito du festival. Alors dans cette courte mais intense série de chroniques et d’interviews dédiées à la programmation des Nuits de la Roulotte, GNIAK! vous propose un retour sur quelques moment forts du festival.  

 

 

Dans cette chronique, nous allons revenir sur le concert du Dan Gharibian Trio. On précise tout de suite que nos chroniques ne respecteront pas l’ordre chronologique de la programmation du festival. Après tout, les Nuits de la Roulotte sont une fête, un grand bouillon de cultures. Nous nous sommes fait balader au gré des musiques d’ici et d’ailleurs pendant une semaine. Il nous semblait donc cohérent de vous livrer ces quelques lignes comme elles nous viennent.

Au diable la chronologie !

 

 

Pour le contexte, on a besoin d’un calme Mardi soir, et d’un chapiteau fermé avec une grosse centaine de place assises. A l’intérieur, le public était venu se régaler des hymnes d’une des figures emblématiques de la musique tzigane : Dan Gharibian. Certainement que beaucoup étaient venus ce soir-là acclamer l’ancien membre de Bratsch, groupe fer de lance de la musique tzigane et de l’Est dans les années 1980/90.

Mais cette fois-ci le musicien venait présenter un répertoire plus personnel.

Entouré des musiciens Benoit Convert des “Doigts de l’homme” et Antoine Girard, “enfant de la balle”, Dan Gharibian se tenait en milieu de scène. Lui était légèrement surélevé sur son tabouret. Arborant infailliblement chapeau et santiags, le musicien affichait un air bourru attachant, typique de ces gens qui ont vécu.

 

 

Entièrement basé sur deux guitares et un accordéon, la recette musicale du Trio se passe de fioritures. Ce qui compte dans la musique du groupe c’est l’intensité, le mélange et bien sûr le chant. En presque deux heures de musique, le spectateur Savoyard aura offert à ses oreilles un voyage intense dans de nombreuses cultures peu familières. Principalement composées en balades, les titres du trio balancent les influences. Entre musettes, rebétiko, swing, ballades russes, italiennes, grecs ou bien arméniennes (pays d’origine du chanteur). A noter également, Dan Gharibian revendique un amour particulier pour le Blues. De ses propres mots, il existe autant de musiques Blues que de peuples s’étant appropriés ce style. Une affection que l’on retrouvera régulièrement dans les “couleurs” sonores du trio, organisées autour de tempos souvent assez lents.

 

 

“Un petit peu magicien, un petit peu musicien, un petit peu voleur de poules aussi” .

Comme il le dira en déclenchant quelques rires attendris, Dan Gharibian mène d’une voix calme et profonde le voyage au cœur de ses expériences passées. Les prises de paroles ne sont pas extrêmement fréquentes. On regrette presque qu’une telle “tronche” de la musique tzigane ne nous donne pas plus de détails quant à sa musique et ses expériences. On les supposent pourtant riches et nombreuses. Les yeux mi-fermés du haut de son tabouret, la voix vibrant en réponse à la virtuosité de ses musiciens, Dan Gharibian reste communicatif. “Maintenant que nous avons l’honneur d’être réunis, essayons d’être amis” lancera-t-il à son public attentif.

 

 

Les habitués du festival le savent, les Nuits de la Roulotte fait la part belle à la musique festive. Des musiques qui font danser sur un pied puis sur l’autre. Personne ne s’attend à en manquer à l’occasion de cette semaine de festivité. Aussi, dans la pénombre du chapiteau du festival ce Mardi soir s’est déroulé un moment touchant de simplicité. Evidemment le dernier quart du concert aura vu les tempos des chansons s’accélérer un peu. Histoire de ne pas laisser le public sans possibilité de taper des mains.

Cela ne respecterait pas le cahier des charges du festival !

 

 

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