[Reperkusound 2019] #2 : Kawrites – Découverte violon-électro émotionnelle & immersive !

: 4min

 

De retour dans les coulisses de la quatorzième édition du festival Reperkusound, nous vous présentons aujourd’hui le duo Kawrites. Nous qui les avions repéré il y a quelques mois de ça, nous avions à cœur d’écrire quelques lignes sur ces jeunes et talentueuses musiciennes. Elles proposent une musique comme on l’aime, c’est-à-dire à la croisée de plusieurs univers. En l’occurrence entre les musiques électroniques et la musique “savante”. 

Jeune formation encore assez confidentielle, les Kawrites étaient programmées le premier soir du festival sur la “Solar Stage” à 23h. A cette heure là l’apéro était à peine terminé pour la majeure partie des festivaliers. Les 2 musiciennes ont fait leur apparition sur scène avec la difficile mission de lancer le coup d’envoi des concerts de la nuit. Elles démarreront donc devant une salle vide à quelques âmes près, avec un morceau issu de leur EP “Carmina” sorti en 2017. EP qu’on vous conseille d’ailleurs vivement de faire tourner sans modération dans vos oreilles !

 

 

Nous qui les avions vu quelques mois auparavant dans une petite salle de Savoie, on a été ravi de les voir se tenir sur une scène du Reperkusound.

Derrière elles se tenait un dispositif lumière pour le moins imposant et immersif. Plus-value certaine pour les  spectacles des artistes, l’installation lumière de la “Solar Stage”, comme celles des autres scènes, offre une dimension plus complète aux Lives. Sous une immense boule à facette qui avait pour le coup plus une allure de planète, la performance du groupe a gagné en puissance.

 

 

Kawrites s’articule autour des deux musiciennes de la façon suivante : Romane Santarelli, initiatrice du projet en 2016 sous le nom “Lunar”, gère machines et pads électroniques afin de créer un univers électronique assez mélodique et aérien influencé par des artistes tels que Rone, Nils Frahm ou M83 pour n’en citer que quelques-uns. A cela vient s’ajouter Marion Lhoutellier au violon, et de plus en plus dernièrement aux synthétiseurs.

En résulte une musique définitivement électronique, très contemplative et mélodique. Baignant dans une forme de mélancolie douce et pourtant très entraînante. 

 

 

Le gros point positif du Reperkusound, au delà des moyens mis dans le show lumière, c’est la qualité sonore proposée.

Dès le 1er morceau des Kawrites, les basses ont vibré dans la salle et dans les corps. Le public pourra ainsi facilement s’installer dans l’univers musical du groupe. Code couleur rouge pour les deux musiciennes, vestes et maquillage discret assortis, les jeunes artistes ont fait preuve ce soir-là d’une certaine prestance. S’approprier une scène comme celle-ci représente déjà un petit défi. On les a trouvé bien dedans pour le coup. Elles nous l’avait confié avant de monter sur scène, quitte à se retrouver sur une programmation telle que celle du Reperkusound, autant se donner au maximum.

 

 

 

Depuis Février 2019 le duo a ajouté à sa discographie un deuxième EP, “Polaris”.  Ce dernier garde l’ADN de leurs précédentes productions, tout en faisant un pas de plus au cœur des musiques électroniques. On ne se rappelle plus si c’était déjà le cas auparavant, mais on aura vu Marion poser son violon à plusieurs reprises pour se dédier aux synthétiseurs.

Ce faisant, elles ouvrent la voie à des ambiances plus purement Électro. 

 

 

En superposant musique et spectacle lumière, le concert des Kawrites est passé par différentes phases, de l’hypnotique au quasi épileptique. 20 minutes après le top départ, la salle s’était remplie de moitié. Assez pour applaudir et encourager vivement les musiciennes entre chaque chansons. 

 

 

Parmi les petits bonheurs qui font la musique de Kawrites, il y a cette dimension Live.

L’inspiration dans le choix des sons joués aux pads par Romane d’un côté, le côté majestueux des mélodies du violon de Marion de l’autre. Et c’est justement le fait de retrouver le violon après une phase purement électronique qui renforce la musicalité des compositions. Les sons se détachent bien les uns des autres et laissent apprécier la maîtrise autant que l’originalité des titres.

 

  

Leur passage sur scène se terminera avec le titre “Darma”, issu de “Carmina”. (Encore une fois, allez y dédier 30min de votre temps !). Pour nous ce sera le point culminant de la complémentarité des deux musiciennes entre musique électronique et acoustique. A plusieurs reprises on pensera au Chapelier Fou à l’écoute de Kawrites. Ce qui pour nous est gage absolu de qualité !

 

 

Les avoir vu laisser une bonne partie de leur timidité au vestiaire aura été une belle surprise. On se dit que ce jeune et ambitieux projet est sur la bonne voie. On a hâte de les voir gravir les marches de la reconnaissance. Pour nous pas de doute, la nouvelle génération des musiques actuelles électroniques peut compter Kawrites dans ses membres les plus prometteuses !

 

Pour se faire le plaisir de les découvrir sur leur tournée 2019 :

 

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