Soilwork – Rigidité Scandinave et Death Metal Mélodique

: 4min

 

Si vous avez un peu de flair et que vous avez un peu suivi l’activité de GNIAK ces dernières semaines, vous avez dû vous rendre compte que dans l’équipe traîne une certaine complaisance pour la musique qui beugle. On ne s’en cache pas, l’esthétique Metal au sens large est une part importante de notre culture musicale. Alors en apprenant que les Suédois de Soilwork faisaient une halte à Lyon à l’occasion de leur tournée Européenne avec les Finlandais d’Amorphis, Jinger et Nailed to Obscurity, on a mis tout le monde sur le pied de guerre pour organiser une rencontre et participer à la soirée.

C’est donc après un échange très zen dans son tour-bus avec Björn “Speed” Strid, le frontman du groupe, qu’on a pu assister au show de Soilwork. Pour en dire quelques mots rapidement, étaient passés sur scène avant les Nailed to Obscurity et Jinjer. On ne va pas s’étendre sur ces deux groupes dans cette chronique, ni sur le concert de clôture d’Amorphis. On voulait seulement préciser qu’on ne connaissait pas Jinjer  et qu’on a pris une claque en assistant à leur concert ! GNIAK! surveillera de très près l’évolution de cette formation Metalcore Ukrainienne qu’on a trouvé assez excellente. D’ici là on vous invite vivement à aller y jeter une oreille.

 

 

Revenons-en à Soilwork. Le concert des suédois aura commencé assez tôt. 20h15 pétantes, sachant que deux groupes étaient déjà passés avant, ça fait tôt pour une soirée, qu’elle soit Metal ou pas. Le fait qu’on soit Dimanche soir aura certainement joué dans la balance. Cela dit la grande salle du Transbordeur (parce que c’est là-bas que ça se passait) était plutôt pleine de chevelus. Comme nous l’a dit Björn, beaucoup de dates ont été planifiées assez tôt, souvent aux alentours de 20h. Ce n’était pas pour déplaire au groupe ! On imagine bien que sur des tournées intensives comme ils ont l’habitude d’en faire, ça ne peut pas faire de mal de parfois finir son concert (et donc sa journée de travail) plutôt vers 22h que vers 1h. 

 

 

Pour parler du show en lui-même, les Suédois se sont appliqués pour que leur installation en jette. Sur la grande scène du Transbo, derrière une immense bâche tendue aux couleurs du groupe et un imposant dispositif lumières, les musiciens se partageait l’espace, frontman au centre entouré de ses musiciens, batterie et claviers surélevés sur des praticables en arrière-plan. Une des forces du groupe depuis plus de 20 ans, c’est la “propreté” musicale qu’ils produisent en Live. Notamment parce ce que Soilwork c’est du Death Metal Mélodique. Par conséquent c’est souvent moins bourrin que certains styles de Metal plus extrêmes. Automatiquement leur musique est donc plus lisible et accessible. En tous cas, plus “facile” à faire sonner correctement en Live que du Black Metal par exemple.

 

 

Ensuite, il faut bien accorder à Björn le fait qu’après 20 ans à la tête du groupe, son chant est toujours irréprochable, autant en clair qu’en scream. Il est d’ailleurs assez largement reconnu dans la communauté Metal comme un chanteur talentueux et un frontman d’ampleur. D’ailleurs sur les 6 membres originels du groupe, seul reste Björn aujourd’hui. Les musiciens actuels du groupe ont remplacé les anciens plus ou moins récemment. 

 

 

Niveau ambiance maintenant, c’est peut-être parce qu’il était 21h un Dimanche, mais on a trouvé la foule plutôt molle. Peu de mouvements dans la fosse, des pogos vraiment timides et pas très étendus. Ils étaient là juste parce que c’est dans le cahier des charges d’un concert Metal, mais l’envie n’y était pas. La sauce prendra progressivement au cours du set, mais tout de même ça n’aura pas beaucoup décollé. On s’est dit que cela venait certainement du fait que Soilwork en Live, c’est finalement assez statique. Certes Björn a une carrure de grand Suédois qui lui confère une certaine aura, mais malgré sa maîtrise du chant ses déplacements, les tentatives de contact avec le public ne nous ont pas parus très poussées.

 

 

Parmi ses musiciens c’est assez inégal. Les guitaristes et bassiste se donnaient pas mal en premier plan. Puis derrière eux un batteur dont la mollesse nous aura sérieusement étonné. Bon on ne dit pas qu’il faut forcément en faire des caisses, mais quand même on vient écouter de la musique qui tabasse un minimum, et dans le Metal une bonne partie de l’aspect “rentre-dedans” est créé par un cogneur qui sue tout ce qu’il peut en jouant à 300 à l’heure. Ici rien du tout, de la frappe à l’amplitude des mouvements, on n’a pas senti la GNIAK en lui…

 

 

Au final Soilwork, même si la qualité du spectacle est indéniable, ne nous laissera à priori pas un souvenir impérissable… C’est ce côté figé, un peu “déroulage automatique” du set qui nous aura effectivement fait dire “Mouais, c’est bien mais c’est pas la claque...”. Pas grave, ça ne peut pas l’être à chaque fois, et en plus on aura découvert Jinjer donc soirée gagnée !

 

 

 

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